Direct live from Togo... | |
Trip vers Kara la suiteOla Ola des news du Togo
Voila la suite du message concernant notre périple sur Kara,
petite description des conditions:
Départ: 5h30 du matin de Lomé
Distance: je dirais qu il y a environ 400kms sans compter les zigs zags
Durée: en principe 5h, avec une marge de retard situé entre 30 min et 2jours.
Conditions de circulation: plutot bonne, semblable a une étape du Paris Dakar.
Véhicule: une ford mondéo break de location, la version "everest"(une pensée pour mon cousin, celui qui prend son petit déj en trempant son kouign amann dans du riesling, qui pilote un modèle similaire dans la version "les vosges")
Pilote: Blaise, l oncle de Doga, gagne a etre connu comme pilote de rallye, Sébastien Loeb passerait pour un enfant s amusant aux auto tamponneusses a coté de lui.
On le remercie encore de nous avoir conduit dans notre voyage, a l aise Blaise.
Je vous cache pas que l état de cette route n est pas très bonne, mais c est une voie indispensable du commerce intérieur, la circulation n y est pas trop intense mais les togolais qui font le trajet nord sud, sud nord régulièrement se mettent tout de meme en danger. Des personnes ont perdu leurs vies surtout dans le passage qui environne la faille d Alédjo, car la route zig zag en altitude.
Avant d évoquer nos péripéties, je tiens a rappeler surtout a Kiki et Afi, que nous nous portons a merveille et que l oncle Blaise a su veiller sur nous.
Je me rends compte que les épisodes positifs et les petites galères du voyage sont indissociables et inattendus, et que dans une certaine mesure ils doivent tous les 2 nous faire sourire.
Sur notre chemin, nous croisons des femmes, des enfants qui portent sur la tete leurs bagages. Certains rentrent au village, d autres en sens inverse vont rejoindre la ville la plus "proche", histoire de faire quelques courses ou leur petit commerce. Les enfants marchent pour rejoindre leur école, trèt tot le matin, ils sont des centaines a longer cette route et parcourent plusieurs kilomètres. De tout age, les plus grands prennent soin des plus jeunes, les uniformes sont différents selon l école qu ils fréquentent, seul le tenue de l école publique est la meme.
L activité des villes que nous traversont s étire le long de cet axe ou des stands s improvisent. On décide de se faire un petit déjeuner togolais facon "mac drive". 2 petites baguettes(les sacomis), de la bouillie de tapioka et quelques beignets d haricots.
Nous voila d attaque pour repartir.
Nous parcourons a peine quelques kilomètres, qu en attaquant une montée j apercois au fond des gars qui nous font de grands signes, pour nous dire de s arreter. Je pense tout de suite qu ils veulent nous prévenir d un problème sur la route et suggère a Blaise de ralentir...?
Euh...
Pas de réponse.
Et c est parti, pour le slalom géant, nous commencons a zigzager entre ces gars qui gesticulent dans tout les sens, les trous formés sur la chaussée, esquivont les poules, les boeufs, les chèvres et j en passe...
Une fois notre parcours ou cascade, je sais plus trop, terminée.
Blaise nous explique la situation tandis que je guette le rétroviseur, histoire de voir si on a renversé aucun "plot" lors de notre performance... ouf tous ont l air sur leurs 2 jambes.
Il nous dit, en fait, qu ils sont la tout le temps pour reboucher les trous et qu ils demandent aux voyageurs un peu d argent pour leur service. Ils font office de "DDE togolaise".
Alors on commence a éclater de rire, tout en sachant que le soir meme ils vont défaire leur travail pour pouvoir recommencer leur tache le lendemain.
Pour résumé, l aller s est plutot bien passé.
Nous voila rendu a Kara ou nous restons 5 jours. Nous sommes logés chez Claude, un ami d enfance a Blaise, qui tient une auberge près d un quartier animé de la ville.
L accueil... une fois encore chaleureux, si bien que dès le 1er soir on se voient invité a diner chez 2 familles en meme temps.
Il ne faut pas refuser, on a juste intéret a avoir beaucoup d appétit.
Chaque jour nous allons rendre visite a différents membres de la famille, nos journées défilent et l on ne s ennuient pas.
Puis le dernier jour, juste avant notre départ vers Sotouboua(direction le sud vers Lomé) nous allons a Pya, petit village au nord de Kara d ou est originaire le président actuel.
Nous rencontrons un cousin, qui nous emmène dans sa belle famille puis il insiste pour que nous visitions sa mère qui vit dans "la pampa". Alors la ford everest est mise a l épreuve, nous sommes balancés de gauche a droite dans des chemins qui au fur et a mesure n en sont plus.
Nous arrivons chez cette maman, qui nous installe a l ombre d un arbre ou le rituel d accueil débute. Puis elle nous invite a manger en prenant soin de nous servir la bière maison pour nous faire patienter( pas de problème je serais patient
) pendant la préparation du repas(Kékendéo, galettes faites a base de farine d haricot servi avec de l huile rouge, du piment et des oignons). Un vrai délice, je crois que c est mon plat préféré.
Bref, 3 ou 4 Tchoukoutou plus tard, le ventre bien rempli, une poule et quelques ignames dans le coffre, nous reprenons notre "chemin" légèrement fanés par le soleil, la digestion et la boisson
.Mais 2 kms après, nous sommes contraint d un arret au stand, il semblerait que notre pseudo 4X4 n a pas tenue ses promesses, une petite fuite d huile.
Le cousin mécano s empresse de se glisser sous la voiture et 3 heures passées le diagnostique est fait.
Un gros caillou aurait traversé par inattention a notre passage et serait venu gentillement caresser le réservoir d huile en acier pour le faire voler en éclat.
Et la biellette de direction droite, jalouse de voir que tous les regards se tournaient vers son ami Carter(d huile) se fit remarquer en se dévissant de son emboitement.
Il est 18 heures...
La biellette a été docile et s est laissé réparer. Une bonne nouvelle on va pouvoir tourner le volant, c est plus facil pour conduire.
La nuit arrive, un remorquage s impose jusqu a un garage sur Kara. Le pick up qui vient nous tracter prend soin de bien nous "couper la tete", il nous demande une somme énorme et la réduction de 25 pourcent qu ils nous accordent fait sourire.
En effet, la négociation n était pas en notre faveur et le remorqueur a su prendre en compte le facteur "yovo en pleine galère".
Ca y est, la nuit est tombée, nous sommes installés a l arrière sur des banquettes latérales s accrochant comme on peut, respirant la poussière des roues qui remontent dans notre cabine. On se protège la bouche mais ce n est pas très efficace. Blaise conduit tant bien que mal notre épave.
Une nuit supplémentaire au nord est a envisager.
Dès le matin, le garage envoit le carter d huile chez un soudeur pour recoller les morceaux, trouver un pièce de rechange s avre impossible. Je me mets a lécart et laisse Blaise gérer cela. Malgré tout les prix restent salés.
Nous reprenons la route pour Sotouboua en début d après midi, nous devrions arriver environ dans 1h30.
Je dis "environ" parce qu on peut prévoir des prévisions troublées par des imprévus imprévisibles, alors vous voila prévenus, je préfère etre prévoyant.
Nous sommes a mi chemin et roulons a 80km/h.
Quand tout a coup.......? Suspens...
Le capot s ouvre et vient percuter le pare brise avec force. Les petites fissures que comptait déja la vitre, se voient rattrapper par un immense impact en toile d araignée a faire pleurer un employé de chez Carglass.
Notre pilote, avec beaucoup de calme, s arrete sur le coté, nous descendons pour constater les dégats. On redresse le capot mais il ne ferme plus. Le ressort qui le maintien a du sauter a cause des vibrations et chocs.
En instant, et surtout grace a tous les épisodes de Mac Gyver que j ai regardé dans mon enfance, je décide de déchirer un sac en tissu pour en faire des bandes et ainsi accrocher le capot au crochet de remorquage a l avant.
Arret de 5 minutes chrono, sous le regard endormie des villageois écrasés par le soleil.
Espèrons que cela tienne jusqu au garage des oncles de Sotouboua.
Petite ( ) éducative:
Laissons les enfants regarder la télé au lieu de leur dire d aller faire leur devoir.
Comme ca vous n aurez plus a faire face a la question:
"Maman, Papa, ca me servira a quoi plus tard d apprendre les mathématiques ou l histoire?"
![]() pour laisser place a
"Maman, Papa, ca me servira a quoi plus tard de regarder Mac Gyver?"
Voila, aujourd hui pour moi, c est concret...
et mon assiduité ,a regarder ces programmes soi disant débiles, est enfin récompensé, je n étais pas cet adolescent en crise
comme tant de parents le croient,j étais juste incompris.
![]() Allez, on va rire encore un peu.
En s arretant avant notre destination finale, j ai du faire une marche arrière pour sortir le break de chez une cousine a Blaise.
Et la, CRACK!!!!!!!!!! ?
Le pare choc arriere a embrassé une petite dune de sable, donc logique, j essaye de me dégager et RE CRACK!!!!!!!!!!!!!
Un coté du plastique "pendouille", on est plus très loin du garage, ca ne va quand meme pas nous arreter. Croisons les doigts pour qu on ne le sème pas sur le bitume.
OUF...
on est arrivé.
On dort une nuit et on repart demain.
Le reste de notre voyage s est bien passé, c est sur, on a pris un "peu" de retard, mais l on est bien arrivé et c est ca l essentiel.
Je vous explique pas les problèmes pour rendre le véhicule au loueur sinon je vais devoir écrire un livre plus grand que "Le Petit Robert".
Bon, je termine ce message en vous saluant chaleureusement et en vous souhaitant une excellente journée, soirée ou nuit.
Big smack de la togobreizhteam.
"Blaba" "au revoir" en Kabyé.
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